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Mes outils sont
la main et une petite spatule. Pour certaines
pièces, j’utilise un fil de cuivre qui dessine la forme voulue, et
autour duquel j’accumule la matière. Cette première base devient
solide en séchant. Je donne du volume à la sculpture
progressivement.
La vache mâche
et digère l’herbe plusieurs fois, puisqu’elle rumine. Grâce à cette
particularité, on obtient la
bouse, matière proche de la pâte à papier; elle possède la cellulose
(colle naturelle se trouvant dans les végétaux) ainsi que des
fibres. C’est un torchis très fin, prêt à l‘emploi et
particulièrement adapté pour le modelage.
Je sillonne les
pâturages afin de sélectionner la meilleure bouse. Je l’utilise
fraîche et mon atelier est chauffé en permanence. Cela permet à la
matière, une fois travaillée, de sécher en douceur. Ainsi, elle ne
fermente plus (perd son odeur de bouse), durcit et mes sculptures se
conservent durablement.
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